jeudi 18 mars 2010

NORD de Rune Denstad


Les tribulations d'un norvégien parcourant le pays à la recherche d'un enfant qu'il n'a jamais vu.
Le "JOURNAL" maître à penser de ce qui est bon ou mauvais en matière de culture est très élogieux à propos de ce film: loufoque, baroque, poétique, métaphysique, ...
Eh bien moi, l'amateur de cinéma lambda, j'ai trouvé ce film très chiant, sinistre et insipide.

jeudi 11 mars 2010

EDITO


Je suis en retard!!!
C'est la faute à Oscar.
Comment? notre brillant Audiard
Bardé de ses César n'apparait nulle part?
Comment? notre belle Cotillard
Spécialiste du mime de chanteuse de trottoir
Auréolée de Cesar et d'Oscar
N'est pas promue Reine des Stars?
J'en suis hagard,
J'erre dans les rues au hasard
Et prie Saint Pierre et Saint Lazare
De me réveiller de ce cauchemard.
Voilà, je vous le dis sans fard
L'unique raison de mon retard.

UNE EDUCATION de Lone Scherling


Synopsis: une brillante adolescente qui se prépare à entrer à Oxford rencontre un homme plus âgé qu'elle qui l'initie à une vie luxueuse et aisée.
Acteurs: Carey Mulligan, Peter Sarsgaard
Vous avez dit:"comédie"? C'en est une assurément, mais d'un excellent niveau. Pas de temps mort, excellente réalisation, humour et chic très british, acteurs parfaits notamment "Minnie" qui fait penser à Audrey Hepburn et que l'on a déjà vu dans de nombreux films dont le très beau "Orgueil et préjugés".
Vous avez dit:"comédie"? Eh bien non car le fameux "happy end" de ce genre d'exercice n'est pas du tout ce que l'on attend et donne au film un petit goût amer qui fait tout son charme.

SHUTTER ISLAND & THE GHOST-WRITER





Difficile de dissocier ces deux films:
SHUTTER ISLAND de Martin Scorsese et
THE GHOST-WRITER de Roman Polanski
Voilà deux films à mon sens parallèles tout en étant très différents.
Tous deux relatent un affrontement entre deux hommes, DiCaprio/Kingsley pour l'un McGregor/Brosnan pour l'autre tous quatre excellents dans leurs rôles respectifs.
Tous deux se déroulent sur une île, espace clos.
Tous deux montrent le côté obscur des êtres et des choses, psychologique pour le premier, politique pour le second.
Tous deux sont réalisés par deux grands metteurs en scène au mieux de leur talent.
Tous deux se réfèrent consciemment ou inconsciemment à leur maître, Sir Alfred Hitchcock.
Je ne peux guère en dire davantage sans déflorer ce qui en fait deux grands films: la découverte progressive de la réalité qui entraîne une énorme tension.
Voilà très longtemps que l'on n'a pas eu l'occasion de voir des films de ce niveau.
Je vais quand même vous avouer que j'ai une petite préférence pour Shutter island qui va au plus profond du côté obscur de l'âme et vous entraîne dans le vertige de la folie.

mercredi 3 mars 2010

EDITO


"Nul n'est prophète en son pays" disait le Sage". Eh bien le Sage ne connaissait pas Jacques Audiard qui a tout raflé aux Cesars y compris le prix de la meilleure technicienne de surface.
Je trouve que les professionnels ont été pour le moins paresseux cette année. Il y avait "Welcome", "Le rapt", Vincent Lindon, Dominique Blanc, Florence Loiret-Caille, etc... Les professionnels ont ils voulu faire pression sur le jury des Oscars? Nous serions une fois de plus dépendants des américains, ou s'agirait-il de copinage? En tout cas, c'est décevant. Quant à Jeanne Balibar pour qui j'ai eu jusqu'à présent beaucoup de respect, elle ne me plait guère dans le rôle de "Peggy".

Au programme cette semaine, deux vies de femmes bien différentes comme vous allez le voir.

LA TISSEUSE de Wang Quan An


Acteurs: Yu Nan, Cheng Zhengwu
Synopsis: La vie, brève, d'une ouvrière dont le mari distant et le fils ne la satisfont pas

L'héroîne, soumise à un rythme infernale dans l'usine de tissage où elle est ouvrière,vie une vie monotone, sans but et peu satisfaisante. Son mari, au chômage et devenu marchand de poissons ne la satisfait pas. Son fils, soit disant doué pour le piano, ne la comble pas davantage. Elle traîne ainsi sa vie lorsqu'elle découvre qu'elle est atteinte d'une maladie incurable et qu'elle n'a plus que quelques mois à vivre. Elle tente de réagir en reprenant contact avec son premier amour avec lequel elle passe un week-end au bord de la mer. A son retour, elle est hospitalisée et meurt.
Wang Quan An (Le mariage de Tuya) parle souvent de la mort. Ici, il parle non seulement de la mort mais d'une vie vide, inutile, sans idéal, sans rien.
C'est fait avec beaucoup de talent et l'on se laisse imprégner par cet immense vide, par cette certitude qu'une vie ne sert à rien.
En sortant du cinéma, l'eau du canal était grise, le ciel était bas, le vent poussait des sacs plastics aux couleurs délavées, la pluie était froide. En rentrant chez moi, je me suis aperçu que je n'avais plus de pain. Heureusement, je n'avais pas de cyanure sous la main.

LA REINE DES POMMES de Valérie Donzelli


Acteurs: Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm,...
Synopsis: Une jeune femme est dévastée car son grand amour l'a quittée. Pour oublier, une cousine lui conseille de multiplier les aventures

Voilà ce que j'appelle un film "surprise". Bonne, très bonne en l'occurence. Cela commence par Charles Trenet, se poursuit pas Mozart et se termine par Biolay. Et nous voilà dans une ambiance légère. Tout au long de ce film et au fil de ses rencontres l'actrice-réalisatrice n'arrête pas de pleurer à chaudes larmes son amour perdu. Mais c'est drôle, tendre, frais, un brin coquin, bref, un film qui vous met de bonne humeur.
Tous les acteurs jouent à merveille cette petite comédie bien ficelée qui parle d'apparences, de faux-semblants, de vision déformée par son humeur du moment.
Bref, j'ai passé un excellent moment (et je n'étais pas le seul, vu les réactions de la salle pleine à craquer).
Que c'est bon le cinéma qui ne se prend pas la tête et... "la petite tisseuse du dessus peut bien aller se rhabiller" (désolé)